L’internet des objets: quand nos machines se passeront de nous

Lu sur la Presse Web : L’internet des objets: quand nos machines se passeront de nous

L’Internet des objets, ou le  » M2M  » (Machine to Machine) permet d’étendre l’univers internet au monde réel. Pour cela l’industrie recourt aux codes à barres, aux puces RFID (radio fréquence), aux URL et, de plus en plus, aux cartes sim des téléphones.

La première vague des cyberobjets
La première vague d’applications se compose des centrales d’alarmes. Si un individu pénètre chez vous, le système appellera la centrale, mais aussi votre voisin ou un membre de votre famille.
Une exemple moins dramatique est celui d’une marque de machines à café qui a équipé ses modèles professionnels de cartes téléphoniques: si des capsules à café viennent à manquer ou que la maintenance est requise, la cafetière appelle les stocks ou le support. Cela existe aussi pour les distributeurs de boissons.
L’internet des objets est aussi utilisé pour localiser du matériel roulant. Et cela se déploie aussi fortement dans les voitures de luxe pour les retrouver en cas de vol.  

Deux vagues à venir
La vague suivante naîtra de mesures régulatoires. La commission européenne veut lancer pour 2015 un système nommé icall d’appel de détresse automatique dans toutes les nouvelles voitures. En cas d’accident, le véhicule contacte lui-même les secours.
Même chose pour les compteurs d’énergie intelligents qui vont relever les indices à distance, mais aussi analyser votre consommation d’eau, de gaz  et d’électricité.
Mais la troisième vague sera la plus intéressante. C’est lorsque tous les fabricants s’y mettront pour, par exemple, envoyer les infos d’un pacemaker vers l’ordinateur du médecin ou gérer les stocks et les dates de péremption des produits. Cela fonctionne déjà aux USA et en Corée.

Un capteur sur la laisse du chien
L’entreprise GreenGoose propose même de poser des capteurs sur tous vos objets. Vous saurez ainsi combien de temps vous vous brossez les dents ou si le chien a bien fait sa promenade. Il suffit de mettre des puces sur la brosse à dents et sur le collier du chien.
Un autre exemples  est Glowcaps, une boîte de médicaments pour personnes âgées qui sonne quand arrive l’heure du remède et peut contacter la pharmacie pour être rechargée.

Les risques potentiels de l’internet des objets
Notre vie privée risque à nouveau d’en prendre un coup. Des  vendeurs de bière sauront que vous buvez telle ou telle marque et qu’il ne reste plus que deux cannettes dans le frigo.
Mais il y a aussi des avantages. Comme par exemple assurer la traçabilité des aliments depuis la ferme jusqu’au placard de la cuisine. 
En France, on estime à 44 millions, le nombre de vaccins gaspillés chaque année en raison du non-respect des températures requises. L’utilisation d’étiquettes de radio-identification (RFID) permettra l’automatisation des contrôles en temps réel.

2020, l’année où les objets se passeront de nous
Dès aujourd’hui, 53 % des entreprises prévoient de mettre en œuvre une solution de ce type au cours des prochaines années. Et on estime qu’en 2020, 50 milliards d’objets seront connectés à internet pour se débrouiller sans nous.
Et qui sait ce que fera votre machine à café en votre absence.

Publié sur RTBF.be par Jean-Claude Verset le 03 Février 2013
Accéder à l’article :
http://www.rtbf.be/info/etcetera/detail_l-internet-des-objets-quand-nos-machines-se-passeront-de-nous?id=7920438

A qui profitera «l’Internet des objets»?

Lu sur le la Presse Web : A qui profitera «l’Internet des objets»?
Votre télévision, votre appareil photo, votre frigo et même votre brosse à dents. D’ici quelques années, la plupart de vos objets seront connectés d’une manière ou d’une autre à Internet. Et ils deviendront une source infinie de données sur vous, votre famille et vos habitudes. Une source à laquelle les marketeurs et les publicitaires s’empresseront de venir s’abreuver.

Nous sommes à l’aube d’une nouvelle révolution technologique majeure: l’Internet des objets. «La première vraie révolution technologique du XXIe siècle» selon Jean-Luc Baylat, président d’Alcatel-Lucent Bell Labs France.

En 2020, 50 milliards d’objets seront connectés à Internet.
Aujourd’hui déjà, certains réfrigérateurs ont accès au web et proposent toute une gamme de services connectés. Beko, une marque américaine, va par exemple commercialiser un réfrigérateur qui se connecte à Internet en wifi. Grâce à un écran tactile, son utilisateur pourra faire ses courses en ligne. Mais le réfrigérateur enregistrera également ce qu’il contient et proposera une application de gestion des stocks. C’est-à-dire une application qui connaîtra précisément le nombre de vos yaourts. Et qui aura donc la possibilité de communiquer cette donnée, par exemple à un vendeur de yaourts.

Imaginez la joie de ce vendeur: il pourra bientôt savoir à quel moment précis vous aurez besoin de ses produits. Il pourra donc vous envoyer une publicité, qui vous permettra, en un clic, d’acheter ses yaourts en ligne, au moment où vous en avez besoin. Avant Internet, ce vendeur devait produire une publicité adaptée au segment de la population visée par son produit. Par exemple pour les yaourts, la ménagère de moins de 50 ans.
Depuis Internet, ce vendeur sait quels yaourts vous aimez, grâce notamment à l’historique de vos achats sur son site. Avec l’Internet des objets, le moment où vous avez besoin de remplir le frigo. Vous avez déjà dit à Facebook qui sont vos amis, à Google quels sont vos centres d’intérêts, à Foursquare l’endroit où vous vous trouvez. Vous permettrez bientôt à Amazon de connaître le contenu exact de votre réfrigérateur.

Un capteur sur chaque objet de la maison
Et les objets connectés se multiplient déjà. Le projet GreenGoose par exemple propose de poser des capteurs sur vos objets et d’envoyer les données ainsi collectées à des applications sur votre smartphone ou sur votre ordinateur.
En munissant les brosses à dents de vos enfants de ces capteurs, ils pourront les utiliser comme de manettes pour jouer sur votre iPhone. Mais si vous posez les capteurs sur la laisse de votre chien, une application permettra de savoir s’il a été nourri, promené, soigné, etc. A chaque objet, son capteur. Aujourd’hui GreenGoose n’en propose que deux, mais une centaine d’autres est en phase d’expérimentation.
Glowcaps est déjà plus abouti. C’est une boîte de médicament intelligente, principalement destinée aux personnes âgées. Elle sonne quand il est l’heure de prendre les pilules et appelle même son propriétaire au téléphone si besoin. Quand elle est presque vide, elle contacte d’elle-même la pharmacie pour être rechargée. Et régulièrement elle rend son rapport à un médecin.

Publié le 10/12/2012 sur Slate.fr par B.Billot
Acceder à l’article : http://www.slate.fr/story/65745/internet-des-objets-publicite